📋 En bref
- ▸ Les douleurs pelviennes à la ménopause résultent de la chute des œstrogènes, affectant l'élasticité et l'hydratation des tissus. Ces douleurs peuvent être variées, allant de crampes à des sensations de brûlure. Une évaluation médicale est essentielle pour exclure des pathologies sérieuses.
Comprendre les douleurs pelviennes pendant la ménopause : causes, symptômes et traitements #
Comprendre la ménopause et ses effets sur le corps #
Nous parlons de ménopause lorsque les règles sont arrêtées depuis 12 mois consécutifs, sans autre cause médicale identifiée. L’âge moyen se situe autour de 50–51 ans en Europe de l’Ouest, avec une variabilité individuelle importante. Avant cet arrêt complet, la périménopause correspond à plusieurs années de cycles irréguliers, de bouffées de chaleur et de fluctuations hormonales. Après, nous entrons en postménopause, période où la carence en œstrogènes et en progestérone devient stable.
Sur le plan biologique, la chute des œstrogènes entraîne une augmentation de la FSH (Hormone folliculo‑stimulante) et de la LH (Hormone lutéinisante). Ces modifications impactent tous les tissus hormonodépendants : utérus, vagin, vulve, voies urinaires basses, muscles du plancher pelvien, muqueuse intestinale, mais aussi os et articulations. Les conséquences les plus rapportées dans les grandes études, comme celles relayées par des laboratoires dermocosmétiques tels que Vichy Laboratoires (filiale du groupe L’Oréal, secteur cosmétique), comprennent :
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- Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, fatigue, possible prise de poids.
- Troubles du sommeil, irritabilité, variation de l’humeur, baisse de la libido.
- Sécheresse des muqueuses : vaginale, vulvaire, parfois oculaire ou buccale.
- Troubles urinaires : envies fréquentes d’uriner, infections plus répétées.
- Douleurs ostéo‑articulaires et raideurs, décrites par de nombreuses femmes autour de 55 ans.
La baisse des œstrogènes modifie directement la vascularisation, l’hydratation et la tonicité des tissus pelviens ; elle peut entraîner une fragilisation progressive du plancher pelvien, une atrophie de la muqueuse vaginale et une sensibilité accrue des organes du petit bassin. Contrairement à une idée largement répandue, nous ne pouvons pas considérer que toute douleur en bas du ventre à la ménopause est normale ?. Notre avis est net : toute douleur nouvelle, persistante ou invalidante mérite une évaluation médicale, afin d’écarter à temps des pathologies gynécologiques, urinaires ou digestives parfois sérieuses.
Origines et mécanismes des douleurs pelviennes à la ménopause #
Les douleurs pelviennes à cette période se situent au niveau du bas du ventre, du bassin, du périnée, avec parfois une extension vers la région vaginale, rectale ou autour de l’anus. Elles peuvent être décrites comme une gêne, une lourdeur, des crampes, une sensation de brûlure, de pression ou de tiraillement. Les hôpitaux du réseau Medicover Hospitals, actifs en Europe centrale et en Inde, recensent plusieurs grandes familles de causes chez les femmes ménopausées.
- Causes hormonales : la chute des œstrogènes réduit l’élasticité et l’hydratation des muscles, ligaments et muqueuses pelviennes. Cela favorise le syndrome génito‑urinaire de la ménopause (SGUM), qui associe sécheresse, irritation, douleurs vulvo‑vaginales et troubles urinaires.
- Sécheresse vaginale et atrophie : l’amincissement et l’inflammation des parois vaginales, décrit par des sociétés savantes comme l’International Menopause Society, provoquent douleurs au repos, lors de la marche, aux rapports sexuels, mais aussi une gêne pelvienne chronique.
- Troubles urinaires : cystites récidivantes, cystite interstitielle ou syndrome de vessie douloureuse, hyperactivité vésicale. Les femmes ménopausées ont un risque accru d’infections urinaires, ce qui explique un grand nombre de douleurs en bas du ventre et de brûlures à la miction.
- Causes gynécologiques : persistance d’une endométriose après la ménopause (notamment sous Traitement Hormonal Substitutif (THS)), fibromes utérins, prolapsus génital, kystes ovariens, pathologies utérines bénignes ou malignes.
- Troubles musculo‑squelettiques : relâchement musculaire, dysfonction du plancher pelvien, syndrome myofascial, syndrome de congestion pelvienne, douleurs projetées des articulations sacro‑iliaques ou lombaires.
- Troubles digestifs : constipation chronique, syndrome de l’intestin irritable (SII), diverticulite, ballonnements, pouvant mimer des douleurs gynécologiques.
Les chiffres issus d’articles de référence, tels que ceux du MSD Manual, éditeur médical américain, et d’enquêtes européennes sur le SGUM, montrent que plus de 50 % des femmes postménopausées présentent une sécheresse vaginale, et qu’une proportion significative (souvent estimée entre 20 et 30 %) rapporte des douleurs pelviennes ou des rapports sexuels douloureux. Nous insistons sur le caractère multifactoriel de ces douleurs : chez une même femme, nous retrouvons très souvent une combinaison de facteurs hormonaux, urinaires, musculo‑squelettiques, digestifs mais aussi émotionnels, avec un rôle non négligeable du stress et de l’anxiété.
Un aspect fréquemment négligé concerne la douleur pelvienne après chirurgie gynécologique (hystérectomie, chirurgie d’endométriose, césariennes antérieures, etc.). Les équipes hospitalières spécialisées en douleur chronique rapportent des cas de douleurs liées à des adhérences (brides fibreuses internes), à des cicatrices douloureuses, ou à un syndrome douloureux pelvien chronique qui persiste plusieurs années après l’intervention. Ce point mérite d’être discuté avec un chirurgien ou un centre de la douleur lorsque la symptomatologie persiste malgré les traitements de première ligne.
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Symptômes qui accompagnent les douleurs pelviennes #
La douleur pelvienne, à la ménopause, s’inscrit rarement de façon isolée. Les études cliniques menées par des équipes pluridisciplinaires, notamment en France et au Royaume‑Uni, décrivent un ensemble de symptômes associés, qui doivent nous alerter et orienter le bilan.
- Douleur en bas du ventre, sensation de pesanteur ou de pression pelvienne, parfois majorée en position debout prolongée ou en fin de journée.
- Brûlures, picotements ou irritation vulvo‑vaginale, gêne au niveau de l’anus en cas de constipation ou de troubles du plancher pelvien.
- Dyspareunie (douleurs pendant ou après les rapports sexuels), parfois décrite comme une sensation de frottement ou de déchirure, liée à l’atrophie vaginale.
- Symptômes urinaires : besoin fréquent d’uriner, nycturie (levers nocturnes), brûlures à la miction, infections urinaires récidivantes, fuites urinaires à l’effort ou à l’effort minime.
- Troubles digestifs : ballonnements, gaz, constipation, douleurs abdominales diffuses, aggravées par certains aliments ou le stress.
- Douleurs lombaires ou sacro‑iliaques, irradiant parfois vers les hanches ou les cuisses, témoignant d’une composante musculo‑squelettique.
- Signes sexuels et relationnels : baisse du désir, appréhension des rapports par peur de la douleur, évitement de l’intimité.
- Manifestations émotionnelles : anxiété, sentiment de perte de contrôle sur son corps, troubles du sommeil alimentés par la douleur chronique.
L’intensité et la combinaison de ces symptômes varient fortement d’une femme à l’autre. Une femme de 51 ans en périménopause peut présenter surtout des douleurs de type crampes avec des saignements irréguliers, alors qu’une femme de 60 ans, en postménopause depuis longtemps, se plaindra plutôt de sécheresse, d’infections urinaires répétées et de pesanteur pelvienne. Imaginons, par exemple, une femme de 57 ans, vivant à Lyon, France, ménopausée depuis 6 ans : elle décrit une sensation de poids permanent dans le bassin, des douleurs pendant les rapports, des cystites à répétition depuis deux ans. Ce type de profil correspond typiquement à un syndrome génito‑urinaire de la ménopause associé à un affaiblissement du plancher pelvien, situation qui nécessite un bilan urogynécologique complet.
Conséquences des douleurs pelviennes sur la qualité de vie #
Les douleurs pelviennes altèrent profondément la vie quotidienne. De nombreuses enquêtes menées par des associations de patientes, comme celles relayées par des plateformes françaises de santé numérique, montrent qu’un pourcentage significatif de femmes ménopausées (souvent plus de 40 % dans certaines études ciblées) rapporte une gêne fonctionnelle notable liée aux douleurs et symptômes urinaires. Nous constatons régulièrement :
- Une gêne à la marche, à la station assise prolongée ou pour certaines activités professionnelles (travail de bureau prolongé, métiers de la logistique ou de la santé avec station debout).
- Une limitation des activités sportives : course, fitness intensif, sports de saut, peuvent majorer la sensation de lourdeur ou de pression pelvienne.
- Une réduction des loisirs : voyages, sorties culturelles, longues périodes en voiture ou en train deviennent plus difficiles en raison des douleurs ou de l’urgenturie.
Sur le plan intime, les données issues de travaux publiés dans des revues de sexologie et de gynécologie indiquent que près d’une femme ménopausée sur deux signale une modification de sa vie sexuelle, avec une diminution de la fréquence des rapports ou un arrêt complet lorsqu’aucune prise en charge n’est proposée. La dyspareunie et la peur de la douleur entraînent, pour nombreuses couples, incompréhensions, repli sur soi, sentiment de corps qui trahit ?. Une femme de 52 ans, vue en consultation spécialisée à Paris, Île‑de‑France, décrivait un renoncement progressif à toute intimité après deux années de douleurs aux rapports, alors même qu’un traitement local œstrogénique et une rééducation pelvienne auraient pu être proposés précocement.
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Les répercussions psychologiques ne sont pas anecdotiques : la douleur chronique et la fatigue qui en découle augmentent le risque d’anxiété et de dépression. Certaines études cliniques associent la présence de douleurs pelviennes prolongées à une augmentation du recours aux arrêts de travail et à une baisse de productivité. Nous estimons que banaliser ces douleurs expose à deux risques majeurs : une dégradation lente mais réelle de la qualité de vie, et un retard de diagnostic d’affections telles qu’une endométriose persistante, un prolapsus avancé ou, plus rarement, un cancer gynécologique ou digestif. À l’inverse, lorsque la prise en charge est globale et précoce, l’amélioration est souvent marquée, même plusieurs années après le début de la ménopause.
Traitements et stratégies de prise en charge des douleurs pelviennes #
Le choix du traitement dépend de la cause identifiée, du contexte médical général et de vos attentes. Les recommandations de sociétés savantes comme la North American Menopause Society (NAMS) et la European Menopause and Andropause Society (EMAS) insistent sur la personnalisation de la stratégie thérapeutique, en combinant souvent plusieurs approches.
- Lubrifiants et hydratants vaginaux : utilisés régulièrement, en dehors et pendant les rapports, ils réduisent les micro‑irritations liées à la sécheresse vaginale. Des gammes proposées par des laboratoires comme Gédéon Richter, secteur pharmaceutique, ou Bayer HealthCare sont largement diffusées en pharmacie.
- Thérapies hormonales locales (œstrogènes vaginaux) : comprimés, ovules, crèmes ou anneaux vaginaux délivrant une faible dose d’estradiol améliorent l’atrophie vaginale, le SGUM et certains types de douleurs pelviennes. Les taux systémiques restent très bas, ce qui réduit les risques par rapport à un THS systémique.
- Traitement Hormonal Substitutif (THS) systémique : comprimés, patchs ou gels d’œstrogènes, associés ou non à une progestérone, peuvent être indiqués pour un ensemble de symptômes climatériques. Les recommandations récentes, notamment depuis les réanalyses des données de l’étude WHI (Women’s Health Initiative), préconisent une évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque.
- Antalgiques et anti‑inflammatoires : les molécules de la classe des AINS (Anti‑Inflammatoires Non Stéroïdiens) ou les antalgiques de palier 1 soulagent les phases d’exacerbation douloureuse, parfois associés à des myorelaxants si une tension musculaire pelvienne est identifiée.
- Antibiotiques ou traitements ciblés : en cas d’infections urinaires ou génitales documentées par examen cytobactériologique des urines ou prélèvements vaginaux.
- Prise en charge des pathologies gynécologiques : fibromes, prolapsus, endométriose résiduelle, kystes ovariens, avec des options allant de la surveillance à la chirurgie mini‑invasive, en passant par la rééducation pelvi‑périnéale.
Les approches non médicamenteuses jouent un rôle central, notamment pour les syndromes douloureux pelviens chroniques. La rééducation du plancher pelvien, réalisée par un kinésithérapeute ou une sage‑femme formé?e à la pelvi‑périnéologie, utilise parfois du biofeedback ou des sondes connectées, comme certains dispositifs commercialisés par des start‑ups françaises de la femtech, à l’image de Perifit ou Fizimed. Cette rééducation vise à optimiser le tonus, la coordination et la détente musculaire, ce qui réduit souvent la sensation de lourdeur et les douleurs diffuses.
- Exercices ciblés sur le bassin, les hanches et la région lombo‑pelvienne, parfois inspirés du Pilates ou du yoga thérapeutique, avec un travail sur la respiration diaphragmatique.
- Yoga, méditation, sophrologie : ces approches, soutenues par plusieurs études de neuro‑imagerie, modulent la perception de la douleur et réduisent le niveau de stress, ce qui est particulièrement utile dans les tableaux de syndrome douloureux pelvien chronique.
- Accompagnement psychologique ou thérapie cognitive et comportementale, dans les cas où la douleur s’inscrit dans un contexte d’anxiété marquée, de vécu traumatique ou de difficultés conjugales.
- Recours complémentaire à l’acupuncture, l’ostéopathie spécialisée en pelvi‑périnéal, voire à certaines techniques manuelles intravaginales, toujours dans un cadre médical sécurisé.
Nous préconisons clairement une approche combinée, plutôt qu’une solution miracle ? isolée. Associer un traitement local œstrogénique, une rééducation du plancher pelvien, une adaptation de l’activité physique et une prise en charge du syndrome douloureux pelvien chronique lorsqu’il est présent, donne des résultats nettement meilleurs que la prescription d’un seul médicament.
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Habitudes de vie et gestes quotidiens pour mieux vivre cette période #
Certaines habitudes de vie ont un impact réel sur l’intensité des douleurs pelviennes et la tolérance globale des symptômes liés à la ménopause. Les recommandations émises par des organismes comme la Haute Autorité de Santé (HAS, France) ou l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) convergent sur plusieurs axes clés.
- Activité physique douce et régulière : marche active 30 minutes par jour, yoga, Pilates, renforcement des muscles du plancher pelvien et des stabilisateurs du bassin. Une étude publiée au début des années 2020 rapporte une baisse significative de la perception de lourdeur pelvienne chez des femmes pratiquant une activité modérée au moins 5 jours par semaine.
- Hygiène intime adaptée : éviter les savons agressifs, privilégier les produits au pH physiologique, ne pas multiplier les douches vaginales, limiter les frottements mécaniques répétés. En cas de constipation ou de fissures anales, recourir à des soins locaux adaptés réduit les irritations de la région périnéale et de l’anus.
- Alimentation riche en fibres : fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, afin de limiter la constipation qui augmente la pression intra‑abdominale et les douleurs autour de l’anus. Une hydratation suffisante et une réduction des irritants vésicaux (alcool, café, boissons sucrées ou gazeuses) sont recommandées en cas de symptômes urinaires.
- Gestion du stress : exercices de cohérence cardiaque, méditation guidée, respiration lente. Plusieurs essais cliniques montrent une diminution modérée mais réelle de la douleur perçue chez les patientes qui pratiquent ces techniques quotidiennement.
- Vie sexuelle adaptée : communication ouverte avec le partenaire, recours aux lubrifiants à base d’eau ou de silicone, choix de positions qui réduisent la pression sur le bassin, rallongement des préliminaires pour favoriser la lubrification et le relâchement musculaire.
Nous pouvons structurer ces mesures sous forme de petites routines ? : une courte série d’exercices de respiration et d’étirements lombo‑pelviens le matin, quelques pauses actives et hydratation répartie dans la journée, puis, le soir, un moment de relaxation ou de méditation pour relâcher la tension musculaire. Ces gestes ne remplacent pas un traitement médical, mais optimisent les effets des thérapeutiques et soutiennent le bien‑être global des femmes en période ménopausique.
Signaux d’alerte : quand consulter un professionnel de santé ? #
Nous insistons sur un point : la période ménopausique n’exclut en rien la survenue de pathologies gynécologiques, urinaires ou digestives sérieuses. Identifier les situations qui nécessitent une consultation rapide est essentiel pour réduire les risques de retard diagnostique.
- Douleur brutale, intense, unilatérale ou qui persiste malgré les mesures simples, notamment si elle réveille la nuit ou empêche toute activité.
- Fièvre, frissons, pertes vaginales malodorantes, saignements après la ménopause (surtout plusieurs années après l’arrêt des règles).
- Symptômes urinaires sévères : sang dans les urines, brûlures importantes, envies impérieuses ou incontinence nouvelle et invalidante.
- Amaigrissement inexpliqué, fatigue intense, altération générale de l’état de santé.
- Antécédents personnels ou familiaux de cancers gynécologiques (ovaire, endomètre, col de l’utérus) ou digestifs (côlon, rectum).
Selon la situation, plusieurs examens peuvent être proposés : examen clinique général, examen gynécologique, échographie pelvienne, bilan urinaire (ECBU, cytologie), imagerie plus poussée (IRM, scanner), ou encore endoscopies digestives. Les professionnels référents incluent le médecin généraliste, le gynécologue‑obstétricien, l’urologue, le gastro‑entérologue, mais aussi les équipes de centres de la douleur, les kinésithérapeutes pelvi‑périnéaux, sexologues et psychologues spécialisés.
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Notre avis est sans ambiguïté : plus la prise en charge est précoce, plus la probabilité de limiter la chronicisation de la douleur est élevée. Attendre plusieurs années en pensant que cela finira bien par passer ? réduit les chances de réponse rapide aux traitements, alors qu’un bilan ciblé réalisé tôt ouvre souvent la voie à des solutions efficaces.
Conclusion : mieux comprendre pour mieux agir sur les douleurs pelviennes à la ménopause #
La ménopause s’accompagne de profonds changements hormonaux qui fragilisent les tissus du corps, en particulier dans la région pelvienne, et peuvent favoriser l’apparition de douleurs en bas du ventre, du bassin et du périnée. Ces douleurs ont des origines multiples : causes gynécologiques, urinaires, digestives, musculo‑squelettiques, mais aussi émotionnelles. Les considérer comme normales ? parce qu’elles surviennent après 50 ans revient à ignorer des symptômes parfois révélateurs de pathologies traitables.
- Des traitements efficaces existent : lubrifiants et hydratants vaginaux, traitements hormonaux locaux, THS systémique sélectionné avec prudence, rééducation pelvi‑périnéale, approches corporelles et psychologiques intégrées.
- Les ajustements de mode de vie (activité physique adaptée, alimentation, gestion du stress, hygiène intime, communication dans le couple) jouent un rôle majeur pour consolider les résultats.
- Les données issues d’études internationales montrent qu’une femme informée, qui consulte précocement, a beaucoup plus de chances de retrouver un confort pelvien satisfaisant, même après plusieurs années de symptômes.
Nous vous encourageons à écouter vos signaux corporels, à noter la fréquence et l’intensité de vos douleurs, puis à en parler sans hésitation à un professionnel de santé de confiance. Partager votre expérience dans des espaces encadrés (associations de patientes, groupes de soutien, réseaux animés par des professionnels) peut aussi aider à rompre l’isolement. En comprenant mieux ces douleurs pelviennes liées à la ménopause, nous disposons de leviers concrets pour agir tôt, réduire les risques de chronicisation et vivre cette période de transition avec davantage de confort, d’autonomie et de sérénité.
🔧 Ressources Pratiques et Outils #
📍 Centre des Douleurs Périnéales Chroniques – Dr Mansour Khalfallah
Spécialité : douleurs périnéales et pelviennes chroniques.
Adresses :
• Clinique du Montlouis, 8 rue de la Folie-Regnault, 75011 Paris
• Pôle médical Méchain, 15 rue Méchain, 75014 Paris
Secrétariat : 01 48 42 18 61
Prise de RDV : par téléphone (secrétariat) + formulaire de contact en ligne.
Site officiel : douleursperinealeschroniques.fr
🛠️ Outils et Calculateurs
Aucun outil spécifique mentionné dans les données trouvées pour la prise en charge des douleurs pelviennes à la ménopause.
👥 Communauté et Experts
Réseau Douleur Paris – réseau spécialisé douleurs chroniques et pelvi‑périnéales.
Adresse : Paris (réseau de praticiens, adresses selon chaque cabinet).
Contact : via formulaire en ligne.
Site officiel : reseau-douleur-paris.fr
Des ressources spécialisées à Paris pour les douleurs pelviennes et périnéales, incluant des consultations médicales et des réseaux de soutien. Consultez les sites mentionnés pour plus d’informations et pour prendre rendez-vous.
Plan de l'article
- Comprendre les douleurs pelviennes pendant la ménopause : causes, symptômes et traitements
- Comprendre la ménopause et ses effets sur le corps
- Origines et mécanismes des douleurs pelviennes à la ménopause
- Symptômes qui accompagnent les douleurs pelviennes
- Conséquences des douleurs pelviennes sur la qualité de vie
- Traitements et stratégies de prise en charge des douleurs pelviennes
- Habitudes de vie et gestes quotidiens pour mieux vivre cette période
- Signaux d’alerte : quand consulter un professionnel de santé ?
- Conclusion : mieux comprendre pour mieux agir sur les douleurs pelviennes à la ménopause
- 🔧 Ressources Pratiques et Outils