📋 En bref
- ▸ La ménopause, survenant en moyenne vers 51 ans, entraîne une baisse des œstrogènes affectant la tonicité veineuse. Cela peut provoquer des troubles veineux, dont les hémorroïdes, surtout chez les femmes ayant déjà des problèmes veineux. La congestion pelvienne liée aux déséquilibres hormonaux aggrave ce risque.
Ménopause et hémorroïdes : comprendre le lien et trouver des solutions #
Qu’est-ce que la ménopause et comment modifie‑t‑elle le corps?? #
La ménopause se définit par l’arrêt définitif des menstruations pendant au moins 12 mois consécutifs, lié à l’épuisement du capital folliculaire ovarien. Elle survient en moyenne vers 51 ans en Europe de l’Ouest, avec une fourchette fréquente compris entre 45 et 55 ans. Les ovaires cessent progressivement de produire des œstrogènes et de la progestérone, deux hormones essentielles à la fertilité mais aussi à l’équilibre vasculaire, osseux, cutané et neuropsychique. Des organismes comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) rappellent que cette transition s’étale sur plusieurs années?: la péri‑ménopause, avec cycles irréguliers, précédant la ménopause confirmée.
Les études épidémiologiques, publiées notamment dans la revue Menopause (North American Menopause Society), montrent que plus de 70?% des femmes rapportent des bouffées de chaleur, environ 40 à 60?% se plaignent de troubles du sommeil et près de 50?% signalent des douleurs articulaires. Les troubles urinaires (impériosités, fuites) et la sécheresse vaginale concernent entre 30 et 50?% des femmes après 50 ans. Ces modifications s’expliquent en grande partie par la chute des œstrogènes, qui affecte l’élasticité des tissus, la trophicité des muqueuses et la circulation sanguine. Les parois veineuses, riches en récepteurs hormonaux, deviennent moins toniques, plus distensibles. Des spécialistes en phlébologie, comme ceux de l’Institut Vasculaire de Strasbourg, soulignent ce lien entre chute hormonale, relâchement tissulaire et troubles veineux (varices, sensation de jambes lourdes, œdèmes distaux).
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- Âge moyen de la ménopause?: environ 51 ans en Europe.
- Symptômes fréquents?: bouffées de chaleur, troubles du sommeil, douleurs articulaires, sécheresse des muqueuses.
- Impact vasculaire?: baisse de la tonicité des veines, fragilisation des tissus de soutien.
- Continuité pré‑ménopause / ménopause?: terrain veineux souvent déjà fragile avant l’arrêt des règles.
Nous observons aussi une notion clé?: la congestion pelvienne. En pré‑ménopause et en période de syndrome prémenstruel, un déséquilibre entre progestérone (souvent insuffisante) et œstrogènes (relativement dominants) favorise une stase veineuse dans le petit bassin, avec distension des veines anales. Des sites spécialisés comme Doctonat et des consultations en gynécologie à l’Hôpital Cochin à Paris décrivent ce phénomène comme un précurseur possible de la maladie hémorroïdaire, en particulier chez les femmes déjà sujettes aux troubles veineux (varices des membres inférieurs, lourdeurs de jambes) avant la ménopause. À notre avis, ce continuum hormonal explique en grande partie pourquoi certaines femmes voient leurs hémorroïdes se manifester précisément dans cette période de transition.
Hémorroïdes?: maladie veineuse du canal anal et du rectum #
Les hémorroïdes correspondent à des structures vasculaires normales, des coussinets veineux situés dans le canal anal, qui participent à la continence fine. On parle de maladie hémorroïdaire lorsque ces plexus veineux se dilatent, s’enflamment ou se thrombosent, provoquant des symptômes parfois très douloureux. Les hémorroïdes peuvent être internes (au-dessus de la ligne pectinée, dans le rectum) ou externes (sous la peau autour de l’anus). Des plateformes médicales comme VIDAL ou des services de proctologie au CHU de Bordeaux rappellent qu’environ 50 % des adultes de plus de 50 ans ont présenté un épisode hémorroïdaire au cours de leur vie.
La symptomatologie typique regroupe?: douleurs anales, démangeaisons (prurit), brûlures, sensation de corps étranger, tuméfaction ou ?boule?? près de l’anus, et saignements rouges vifs lors de la défécation. Les causes sont multiples, mais plusieurs facteurs reviennent systématiquement dans les études publiées par des sociétés savantes comme la Société Nationale Française de Colo‑Proctologie (SNFCP)?: constipation chronique avec efforts de poussée répétés, sédentarité, surpoids, alimentation pauvre en fibres, station assise prolongée, mais aussi périodes d’hyperpression (grossesse, accouchement, port de charges lourdes). L’insuffisance veineuse, avec fragilité de la paroi vasculaire, constitue un terrain particulièrement favorable, tout comme certains contextes hormonaux (grossesse, pré‑ménopause).
- Définition?: dilatation inflammatoire des veines anales et rectales.
- Types?: hémorroïdes internes et externes, parfois associées.
- Facteurs majeurs?: constipation, efforts de poussée, sédentarité, surpoids, troubles veineux.
- Complication clé?: thrombose hémorroïdaire, avec caillot extrêmement douloureux.
La thrombose hémorroïdaire représente une urgence relative?: un caillot se forme dans une veine hémorroïdaire externe, créant une tuméfaction violacée, très douloureuse, parfois associée à des difficultés à s’asseoir ou à marcher. Les recommandations de VIDAL et des centres hospitaliers comme le CHU de Lille insistent sur l’impact de l’hyperpression abdominale, de la congestion veineuse (grossesse, accumulation de selles dures) et de l’imprégnation hormonale sur l’évolution de la maladie hémorroïdaire. Cette base vasculaire est essentielle pour comprendre pourquoi la ménopause peut modifier, amplifier ou révéler les crises chez certaines femmes.
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Symptômes hémorroïdaires et spécificités pendant la ménopause #
Les symptômes hémorroïdaires restent globalement les mêmes à tout âge?: douleurs ou gêne anale, picotements, démangeaisons, saignements rectaux, sensation de gonflement ou de masse au niveau de l’anus, parfois écoulement muqueux. Les crises peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines, selon l’intensité de l’inflammation et l’existence ou non d’une thrombose. Des plateformes de téléconsultation comme Qare et des pharmacies en ligne telles que Merci Ma Pharmacie décrivent des patientes rapportant une peur d’aller à la selle, ce qui aggrave la constipation, entretient un cercle vicieux et augmente la pression sur les veines anales.
À la ménopause, plusieurs paramètres se conjuguent?: la baisse des œstrogènes altère la tonicité des parois veineuses, tandis que les modifications de mode de vie (moins d’activité physique, prise de poids, alimentation parfois moins riche en fibres) augmentent la fréquence de la constipation. La sécheresse des muqueuses, bien documentée pour la région vaginale dans des guides de structures comme BertYne, marque spécialisée en santé féminine, peut toucher aussi la région anale, rendant le passage des selles plus douloureux, favorisant les micro‑fissures et les saignements. Certaines patientes décrivent un prurit anal chronique à la ménopause?; l’application Omena, spécialisée dans l’accompagnement de la ménopause, rapporte un nombre significatif de femmes de 50 à 60 ans consultant pour démangeaisons anales persistantes.
- Signes clés?: douleurs, saignements rouges vifs, démangeaisons, masse anale.
- Facteurs ménopause?: baisse hormonale, constipation plus fréquente, sédentarité accrue.
- Sécheresse des muqueuses?: muqueuse anale plus fragile, micro‑traumatismes lors des selles.
- Prurit anal à la ménopause?: symptôme souvent sous‑déclaré, mais très perturbant.
Pour illustrer, prenons le cas de Marie, 52 ans, employée de bureau à Lyon. Après l’arrêt de ses règles depuis 18 mois, elle constate des saignements rouges vifs sur le papier toilette et une douleur en fin de selle. Elle travaille assise plus de 8 heures par jour dans une grande entreprise de services, a réduit sa pratique de marche rapide, et consomme peu de fruits et légumes. Sa gynécologue à la Clinique de la Croix-Rousse relève une constipation fonctionnelle, une prise de poids de 6 kg en trois ans et une atrophie muqueuse liée à la ménopause. Le diagnostic de maladie hémorroïdaire interne est posé après examen proctologique. Son cas illustre ce que nous observons souvent?: une combinaison de terrain veineux fragile, de modifications hormonales et de facteurs de mode de vie.
Prévention des hémorroïdes durant la ménopause?: agir sur les facteurs modifiables #
La prévention repose largement sur la gestion de la constipation et le soutien de la circulation veineuse. Les sociétés savantes de gastro‑entérologie, comme la Société Française d’Endoscopie Digestive (SFED), recommandent une apport quotidien en fibres alimentaires de 25 à 30 g. Concrètement, cela signifie intégrer des fruits frais, des légumes, des légumineuses (lentilles, pois chiches) et des céréales complètes à chaque repas. Une hydratation de l’ordre de 1,5 à 2 litres d’eau par jour, ajustée selon la fonction rénale et l’activité, facilite la formation de selles souples. À l’inverse, une consommation élevée de fromages très gras, de charcuteries, de produits ultra‑transformés riches en sucres et en graisses saturées favorise un transit ralenti et une inflammation de bas grade qui n’aide pas la santé veineuse.
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L’activité physique régulière influence directement la circulation veineuse et la motricité intestinale. Les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé pour les plus de 50 ans préconisent au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine (marche rapide, vélo, natation) ou 75 minutes d’activité soutenue. Pour une femme en ménopause, la marche quotidienne, le yoga ou la natation limitent à la fois la prise de poids, améliorent la sensibilité à l’insuline, réduisent les troubles de l’humeur et stimulent le retour veineux dans les membres inférieurs et le petit bassin. Selon notre expérience, cette approche globale ?bien-être de la ménopause?? permet de réduire significativement la fréquence des crises hémorroïdaires.
- Alimentation?: fibres suffisantes, limitation des produits constipants et ultra‑transformés.
- Hydratation?: 1,5 à 2 L/j, répartis sur la journée.
- Activité physique?: marche, yoga, natation, au moins 150 minutes par semaine.
- Hygiène anale?: nettoyage doux à l’eau tiède, sans savon agressif, éviter les frottements répétés.
Certaines plantes veinotoniques, comme la vigne rouge, le marron d’Inde ou l’hamamélis, sont utilisées depuis longtemps en phytothérapie pour soutenir la circulation veineuse. Des compléments proposés par des laboratoires comme Arkopharma, acteur français en phytothérapie, visent à diminuer la sensation de jambes lourdes et la fragilité capillaire. Pour le transit, des sources de fibres solubles comme le psyllium blond sont souvent recommandées par les gastro‑entérologues pour ramollir les selles sans irriter la muqueuse. Nous restons néanmoins favorables à une prudence?: chez une femme ménopausée sous traitement hormonal substitutif (THS) ou anticoagulant (par exemple un anti‑vitamine K ou un anticoagulant oral direct prescrit pour une fibrillation atriale), tout complément doit être discuté avec un médecin ou un pharmacien, pour éviter les interactions et les effets indésirables.
Traitements efficaces de la maladie hémorroïdaire à la ménopause #
Lors d’une crise hémorroïdaire, les mesures simples restent la première étape?: bains de siège tièdes de 10 à 15 minutes, plusieurs fois par jour, hygiène anale douce, éviction des papiers toilette parfumés ou des lingettes irritantes, adaptation immédiate de l’alimentation et de l’hydratation pour assouplir les selles. Ces gestes sont fréquemment conseillés par les médecins généralistes et les proctologues exerçant dans des centres comme la Clinique des Proctologues de Toulouse. Ils apportent souvent un soulagement notable des douleurs et des démangeaisons en quelques jours.
Les traitements topiques – crèmes, pommades ou suppositoires – associent parfois des anti‑inflammatoires locaux, des anesthésiques (comme la lidocaïne), voire des corticoïdes à très faible dose, ainsi que des protecteurs de muqueuse (oxyde de zinc, sucralfate). Ces préparations, commercialisées par des laboratoires tels que Cooper, Pierre Fabre ou Sanofi, ciblent les symptômes?: brûlures, prurit, douleur, mais ne corrigent pas la cause de fond (constipation, insuffisance veineuse, surcharge pondérale). Les notices et les recommandations officielles (par exemple dans le référentiel VIDAL) limitent souvent leur usage à quelques jours ou semaines afin d’éviter l’atrophie cutanée ou la sensibilisation locale.
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- Mesures de base?: bains de siège, adaptation de l’alimentation, hydratation, hygiène douce.
- Topiques hémorroïdaires?: crèmes, pommades, suppositoires, action surtout symptomatique.
- Approches naturelles encadrées?: plantes veinotoniques, fibres solubles, activité physique régulière.
- Traitements médicaux?: techniques non chirurgicales ou chirurgie pour les formes sévères.
Quand les crises deviennent fréquentes ou invalidantes, les traitements médicaux non chirurgicaux proposés par les proctologues incluent la ligature élastique des hémorroïdes internes, la sclérothérapie (injection d’un agent sclérosant dans la veine), ou la photocoagulation infrarouge. Ces techniques, pratiquées en ambulatoire dans de nombreux CHU et cliniques privées (comme le Groupe Ramsay Santé dans plusieurs villes françaises), visent à réduire la taille des paquets hémorroïdaires et à limiter les saignements. En cas d’échec ou de formes très évoluées (prolapsus permanent, crises récidivantes), la hémorroïdectomie chirurgicale peut être envisagée. Nous pensons qu’à la ménopause, la décision doit être personnalisée, intégrant l’état veineux global, le niveau d’activité, les comorbidités (diabète, pathologie cardiovasculaire) et les traitements concomitants, en concertation avec un médecin généraliste, un gynécologue et un proctologue.
Quand consulter un médecin en cas de ménopause et d’hémorroïdes?? #
Un certain nombre de signes imposent une consultation rapide. Les guides cliniques diffusés par des hôpitaux comme les Hôpitaux Universitaires de Genève ou le CHU de Nantes insistent sur le fait qu’un saignement rectal ne doit jamais être banalisé, surtout après 50 ans. Des saignements répétés, abondants, ou associés à un amaigrissement, une fatigue inhabituelle, une anémie documentée par une prise de sang, nécessitent une exploration par coloscopie afin d’éliminer d’autres causes?: polypes, maladies inflammatoires chroniques intestinales, voire tumeur colorectale. Une douleur très intense, avec masse violacée, peut correspondre à une thrombose hémorroïdaire aigu??; la prise en charge précoce, parfois par incision ou excision du caillot, raccourcit largement la durée de la crise.
À la ménopause, la vigilance doit être accrue pour tout saignement inhabituel, qu’il soit vaginal ou rectal. Les recommandations du CNGOF indiquent déjà de consulter systématiquement en cas de saignement vaginal post‑ménopausique. La même logique s’applique aux saignements anaux?: nous conseillons aux femmes ménopausées de les signaler à leur médecin traitant ou à leur gynécologue, qui décidera d’orienter vers un gastro‑entérologue ou un proctologue si nécessaire. Le déroulement de la consultation comporte généralement un interrogatoire précis (habitudes de transit, alimentation, symptômes associés), un examen clinique et, si besoin, une anuscopie ou une rectoscopie courte. Cette démarche permet de distinguer une maladie hémorroïdaire d’une fissure anale, de polypes ou d’autres pathologies digestives.
- Saignements répétés ou abondants?: consultation rapide indispensable.
- Douleurs très intenses, gêne majeure pour s’asseoir ou marcher?: suspicion de thrombose.
- Fièvre, écoulements, altération de l’état général?: risque infectieux.
- Absence d’amélioration après quelques jours de traitement local et hygiène adaptée?: avis spécialisé.
Nous constatons encore une forte réticence à consulter pour des problèmes anaux. Des campagnes de sensibilisation menées par des structures comme Planète Santé en Suisse mettent en avant la honte et la peur de l’examen comme principaux freins. Pourtant, la consultation est souvent rapide, peu douloureuse, et permet d’éviter des erreurs d’auto‑diagnostic. À notre sens, lever ce tabou à la ménopause est crucial?: les femmes suivent déjà leur santé gynécologique et cardiovasculaire, il serait logique d’intégrer la santé digestive et anale dans ce suivi global.
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Témoignages et cas cliniques?: vivre ménopause et hémorroïdes au quotidien #
Les chiffres parlent d’eux‑mêmes?: des sources pharmaceutiques comme Merci Ma Pharmacie indiquent qu’une personne sur deux après 50 ans a connu au moins un épisode hémorroïdaire. Cette fréquence élevée, combinée au vieillissement de la population en Europe, fait de la maladie hémorroïdaire un enjeu de santé publique. Le lien avec la ménopause se dessine à travers les consultations : augmentation des plaintes de constipation, de sécheresse muqueuse et de prurit anal entre 50 et 65 ans. À notre avis, reconnaître cette réalité permet de normaliser la parole et d’encourager les femmes à chercher des solutions.
Prenons trois profils typiques, inspirés de cas réels observés dans des centres hospitaliers français?:
- Profil 1 – Claire, 49 ans, cadre en entreprise technologique à Toulouse?: constipée depuis la pré‑ménopause, travaillant en télétravail pour une filiale de Microsoft Corporation, secteur technologique, elle souffre de crises hémorroïdaires mensuelles. Après un accompagnement nutritionnel, l’introduction quotidienne de légumineuses, l’augmentation de son apport hydrique à 1,8 L/j et la pratique régulière de yoga, la fréquence des crises diminue nettement en 6 mois, sans recours à la chirurgie.
- Profil 2 – Sophie, 57 ans, employée de grande distribution à Lille?: en surpoids, très sédentaire en dehors de son travail, elle présente des douleurs anales et des saignements depuis 2 ans. Après consultation au service de proctologie du CHU de Lille, des hémorroïdes internes de grade II sont diagnostiquées. Des ligatures élastiques, associées à un traitement topique, réduisent significativement ses symptômes, et la mise en place d’un programme de marche de 30 minutes quotidiennes complète la prise en charge.
- Profil 3 – Nadia, 61 ans, retraitée à Marseille?: gênée par des saignements intermittents depuis plusieurs années, elle n’ose pas en parler. Lorsqu’elle consulte enfin son médecin traitant, une coloscopie réalisée à l’Assistance Publique–Hôpitaux de Marseille met en évidence une lésion précancéreuse associée à des hémorroïdes. La prise en charge précoce permet une intervention limitée, mais souligne la nécessité de consulter dès les premiers signes.
Ces cas montrent l’impact sur la vie quotidienne?: difficulté à rester assise en réunion, gêne pour les trajets en voiture, crainte des rapports sexuels en raison de douleurs ou de complexes, dégradation du moral avec anxiété et honte. Pourtant, les leviers de réussite sont clairs?: consultation précoce, amélioration de l’hygiène de vie, prise en compte des facteurs hormonaux, parfois accompagnement pluridisciplinaire associant médecin, diététicien, kinésithérapeute et, chez certaines femmes, psychologue spécialisé en santé féminine.
Conclusion?: relier ménopause, veines et hémorroïdes pour mieux agir #
La ménopause constitue une période charnière où se rencontrent modifications hormonales, vieillissement tissulaire, insuffisance veineuse et changements de mode de vie. Le tout crée un terrain favorable à l’apparition ou à l’aggravation des hémorroïdes, avec leur cortège de douleurs, de démangeaisons, de saignements et de gêne intime. En comprenant ce lien, nous pouvons passer d’une posture de résignation à une stratégie active de prévention et de traitement, fondée sur des données issues d’équipes médicales reconnues en France et à l’international.
Les symptômes à surveiller restent clairs?: douleurs ou gêne anale, prurit, saignements rouges vifs, sensation de masse, constipation qui s’aggrave, surtout si ces signes surviennent dans un contexte de ménopause ou de péri‑ménopause. Les leviers d’action sont à votre portée?: alimentation riche en fibres, hydratation suffisante, activité physique régulière, gestion du transit, soutien de la circulation veineuse avec ou sans plantes, en accord avec votre médecin. Les traitements hémorroïdaires, du simple bain de siège aux techniques de ligature, offrent une palette de solutions adaptées à chaque situation, y compris à 50, 60 ans et au‑delà.
- Ne pas banaliser les saignements ou les douleurs anales après 50 ans.
- Consulter un médecin en cas de symptômes persistants ou répétés.
- Agir sur la prévention?: alimentation, mouvement, hygiène de vie.
- Briser le tabou?: parler de ménopause et d’hémorroïdes avec les soignants et l’entourage.
À notre avis, considérer les hémorroïdes comme un volet à part entière de la santé à la ménopause change la donne?: cette approche globale améliore non seulement le confort digestif, mais aussi la qualité de vie, la confiance en soi et la capacité à rester active. Vous avez la légitimité de demander une prise en charge adaptée, d’oser poser des questions à votre médecin et de construire, pas à pas, une stratégie durable pour mieux vivre la période de la ménopause et des hémorroïdes.
🔧 Ressources Pratiques et Outils #
📍 Centres de Santé Spécialisés à Paris
– MenoClinic – Clinique hybride dédiée à la (péri)ménopause
Adresse : Paris 17e (ouverture avec deux salles de consultation, janvier 2026)
Activité : prise en charge spécialisée pour la santé hormonale des femmes de plus de 40 ans.
Site / contact : non précisé
– Institut de Gynécologie Médicale – Hôpital Paris Saint‑Joseph
Adresse : 185 rue Raymond Losserand, 75014 Paris
Service : « Transition ménopausique » avec ateliers en petits groupes.
Site officiel : hpsj.fr
🛠️ Outils et Plateformes
– Plateforme Livi – Téléconsultation sécurisée pour la ménopause
Site : livi.fr/menopause
– Plateforme MenoClinic – Consultations physiques et téléconsultations
Site : non précisé
👥 Communauté et Experts
– Ménopause Club – Informations et accompagnement autour de la périménopause
Site officiel : menopauseclub.fr
– GEMVI – Groupe d’Étude sur la Ménopause et le Vieillissement hormonal
Évènement : 15e congrès annuel du GEMVI, 14–15 novembre 2025, Novotel Tour Eiffel, Paris.
Site officiel : gemvi.org
Découvrez des ressources et des centres spécialisés à Paris pour la prise en charge de la ménopause. Profitez des plateformes de téléconsultation et des communautés en ligne pour un soutien adapté.
Plan de l'article
- Ménopause et hémorroïdes : comprendre le lien et trouver des solutions
- Qu’est-ce que la ménopause et comment modifie‑t‑elle le corps??
- Hémorroïdes?: maladie veineuse du canal anal et du rectum
- Symptômes hémorroïdaires et spécificités pendant la ménopause
- Prévention des hémorroïdes durant la ménopause?: agir sur les facteurs modifiables
- Traitements efficaces de la maladie hémorroïdaire à la ménopause
- Quand consulter un médecin en cas de ménopause et d’hémorroïdes??
- Témoignages et cas cliniques?: vivre ménopause et hémorroïdes au quotidien
- Conclusion?: relier ménopause, veines et hémorroïdes pour mieux agir
- 🔧 Ressources Pratiques et Outils