đź“‹ En bref
- ▸ La ménopause entraîne des changements hormonaux qui provoquent des douleurs et une lourdeur au bas ventre. Ces symptômes, souvent liés à la fragilisation des tissus pelviens, peuvent débuter dès la périménopause. Près de 45 % des femmes entre 45 et 55 ans signalent des tiraillements pelviens récurrents.
Lourdeur au bas ventre et ménopause : comprendre ce symptôme fréquent pour mieux agir #
Comprendre la ménopause et pourquoi le bas ventre est si souvent concerné #
La ménopause correspond à l’arrêt définitif des menstruations pendant au moins 12 mois consécutifs, avec un âge moyen situé entre 50 et 52 ans en France, selon les données de l’Inserm, institut public de recherche en santé. Elle est précédée par la périménopause, phase de transition de 4 à 8 ans durant laquelle les cycles deviennent irréguliers, les hormones fluctuent, et de nombreux symptômes se manifestent : bouffées de chaleur, troubles du sommeil, irritabilité, prise de poids, variations du transit.
Les hormones sexuelles féminines, principalement les œstrogènes et la progestérone, jouent un rôle majeur sur l’utérus, le vagin, la vessie, le rectum, mais aussi sur les muscles du plancher pelvien et sur le tube digestif, qui possèdent de nombreux récepteurs hormonaux. Quand la production ovarienne chute, ces tissus perdent de leur élasticité, de leur hydratation et de leur tonicité. Nous observons alors :
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- une sécheresse vaginale et une atrophie des muqueuses,
- une augmentation des infections urinaires,
- un ralentissement du transit intestinal,
- une perte de tonicité du périnée et des muscles profonds du bassin.
Ces modifications hormonales expliquent pourquoi la douleur bas ventre chez la femme ménopausée est un symptôme carrefour ?. Elle est au croisement de plusieurs systèmes : gynécologique, urinaire, digestif et musculaire. Notre avis est que cette vision globale manque encore dans le parcours de soins, alors qu’elle est centrale pour comprendre ce que vous ressentez.
Les principales causes de lourdeur au bas ventre à la ménopause #
Les études cliniques menées par des équipes de gynécologie hospitalière, notamment au CHU de Lyon, Auvergne‑Rhône‑Alpes et au CHU de Lille, région Hauts‑de‑France, montrent qu’une proportion notable de femmes ménopausées consultent pour douleurs pelviennes, ventre gonflé ou pesanteur abdominale. Nous passons en revue les causes majeures, avec une vision structurée et concrète.
Changements hormonaux et fragilisation des tissus
La chute des œstrogènes entraîne une fragilisation des tissus pelviens. Les femmes décrivent souvent :
- des tiraillements ou crampes dans le bas ventre,
- une sensation de pincement à hauteur de l’utérus,
- des douleurs rappelant les règles alors que les cycles sont arrêtés.
Ces manifestations peuvent débuter dès la quarantaine, en pleine périménopause, puis se poursuivre plusieurs années. Selon une enquête menée en 2022 par la plateforme de santé féminine Omena, acteur français de la santé hormonale digitale, près de 45 % des utilisatrices entre 45 et 55 ans rapportaient des douloureux tiraillements pelviens récurrents. Nous considérons ces chiffres comme cohérents avec la réalité de terrain en consultation.
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Relâchement du périnée et descente d’organes (prolapsus)
Le plancher pelvien forme un hamac musculaire qui soutient la vessie, l’utérus et le rectum. Avec l’âge, les grossesses antérieures, les accouchements par voie basse et la baisse hormonale, ce système se relâche. Les patientes suivies en rééducation périnéale par des kinésithérapeutes spécialisés, notamment dans des centres comme le Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg, Grand Est, décrivent une :
- pesanteur pelvienne en fin de journée,
- impression que tout tire vers le bas ?,
- gêne en position debout prolongée ou lors de la marche.
Lorsque ce relâchement progresse, il peut évoluer vers un prolapsus génital : descente de l’utérus, de la vessie (cystocèle) ou du rectum (rectocèle) dans le vagin. Les sociétés savantes comme la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO) estiment qu’environ 30 à 50 % des femmes multipares présentent un degré de prolapsus à l’examen clinique après 50 ans, même si toutes ne sont pas symptomatiques. Ceux qui se manifestent cliniquement donnent souvent :
- une lourdeur bas ventre très marquée,
- une sensation de boule ? vaginale,
- des difficultés urinaires ou des fuites à l’effort.
Sécheresse intime, inflammation et infections urinaires
La sécheresse intime, composante du syndrome génito‑urinaire de la ménopause (SGUM), touche selon l’International Menopause Society plus de 50 % des femmes après 55 ans. La muqueuse vaginale devient plus fine, moins lubrifiée, plus fragile. Nous observons :
- des irritations vulvaires,
- une douleur pendant les rapports sexuels (dyspareunie),
- une sensibilité pelvienne pouvant se ressentir comme une lourdeur profonde.
La muqueuse de l’urètre et de la vessie, elle aussi dépendante des œstrogènes, se fragilise. Le risque d’infection urinaire (cystite) augmente nettement après la ménopause. Dans les consultations d’urologie du CHU de Bordeaux, Nouvelle‑Aquitaine, une part élevée des patientes ménopausées suivies pour cystites à répétition signalaient :
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- brûlures en urinant,
- envies fréquentes d’uriner,
- douleurs au bas ventre ou au pubis, parfois confondues avec des douleurs gynécologiques.
Troubles digestifs et ventre gonflé à la ménopause
Les fluctuations hormonales modifient le transit intestinal. Le côlon devient plus paresseux, les gaz s’accumulent, le microbiote se transforme. Des entreprises de nutraceutique comme Barnabé.io, marque française spécialisée dans la santé hormonale et digestive, rapportent dans leurs enquêtes clients que plus de 60 % des femmes en périménopause citent un ventre gonflé ou des ballonnements quotidiens.
Nous retrouvons plusieurs mécanismes :
- une constipation chronique avec crampes et lourdeur bas ventre,
- un syndrome de l’intestin irritable (SII), fréquemment déclenché ou aggravé entre 40 et 60 ans,
- une redistribution des graisses vers la zone abdominale et une rétention d’eau abdominale liée à la baisse des œstrogènes et à l’action de l’aldostérone.
Notre avis clinique est que ce volet digestif est souvent sous-évalué alors qu’il contribue largement à la sensation de pesanteur dans le bas ventre, surtout en fin de journée ou après les repas.
Causes gynécologiques à surveiller de près
Certaines pathologies gynécologiques restent présentes, voire apparaissent, après la ménopause. Les services d’oncologie gynécologique d’hôpitaux comme l’Institut Curie, centre de lutte contre le cancer à Paris, rappellent que :
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- les kystes ovariens peuvent provoquer des tiraillements unilatéraux, une lourdeur bas ventre ou des douleurs aigu?s en cas de torsion,
- les fibromes utérins, plus fréquents avant la ménopause, peuvent persister et donner une lourdeur pelvienne, des saignements anormaux et des douleurs diffuses,
- le cancer de l’ovaire se manifeste souvent par des troubles digestifs (ballonnements, perte d’appétit, nausées) associés à une gêne abdominale, ce qui explique des diagnostics parfois tardifs.
Nous considérons qu’en présence de symptômes nouveaux, persistants, accompagnés de saignements postménopausiques, de fatigue intense ou de perte de poids, une orientation vers un service de gynécologie médicale ou oncologique doit être rapide.
Comment différencier les types de douleurs et sensations au bas ventre ? #
Mettre des mots précis sur ce que vous ressentez aide à orienter la prise en charge vers le bon spécialiste : gynécologue médical, gastro‑entérologue, urologue ou kinésithérapeute spécialisé en pelvi‑périnéologie. Les équipes de la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (FNCGM, France) proposent une approche par type de sensation, que nous reprenons ici en la complétant.
Sensation de lourdeur ou de poids
La lourdeur est décrite comme une impression de poids diffus, de bas vers le bas, souvent majorée en position debout, à la marche ou en fin de journée. Nous l’associons volontiers à :
- un relâchement du périnée ou un prolapsus débutant,
- un ventre gonflé par ballonnements ou constipation,
- une rétention d’eau ou un excès de graisse abdominale.
Lorsque cette lourdeur s’accompagne d’une sensation de boule ? vaginale, de fuites urinaires à l’effort ou d’une gêne lors de la marche, nous pensons d’abord à une faiblesse périnéale et recommandons un bilan auprès d’un gynécologue ou d’un urologue.
Crampes, tiraillements, douleurs type règles
À la périménopause, puis encore quelques années après l’arrêt des règles, il est courant de ressentir des douleurs de type menstruel : crampes, tiraillements, sensation de serrement dans le bas ventre. Les fluctuations résiduelles d’œstradiol et de progestérone peuvent entraîner des contractions utérines discrètes ou une hypersensibilité des ligaments utérins.
- Lorsque ces douleurs sont cycliques, associées à des troubles digestifs, nous pensons à un syndrome de l’intestin irritable ou à des spasmes intestinaux.
- Si elles sont unilatérales, récurrentes, nous évoquons plutôt un kyste ovarien ou un reliquat d’endométriose qui peut persister après la ménopause chez certaines femmes, notamment celles traitées par hormonothérapie substitutive.
Douleurs aigu?s, localisées ou brûlures
Les douleurs aigu?s, en coup de couteau ?, les brûlures pelviennes franches ou la douleur en urinant imposent une évaluation rapide. Nous y associons :
- les infections urinaires ou pyélonéphrites,
- les coliques néphrétiques (calculs urinaires),
- une torsion de kyste ovarien,
- une appendicite chez les femmes plus jeunes en périménopause.
Notre avis est clair : toute douleur brutale, intense, accompagnée de fièvre ou de vomissements justifie une consultation d’urgence, que ce soit en service d’urgences hospitalières ou en maison médicale de garde.
Douleurs associées à d’autres symptômes clés
Les associations de symptĂ´mes orientent souvent le diagnostic :
- Lourdeur + ballonnements + constipation → dominante digestive, consultation de gastro‑entérologie à envisager.
- Lourdeur + pesanteur vaginale + fuites urinaires à l’effort → suspicion de prolapsus ou de faiblesse périnéale, bilan uro‑gynécologique et rééducation.
- Lourdeur + saignements vaginaux après ménopause → alerte gynécologique, biopsie de l’endomètre souvent indiquée pour écarter un cancer de l’endomètre.
Hygiène de vie et approches naturelles pour soulager la lourdeur au bas ventre #
Les études de cohorte, comme l’étude Women’s Health Initiative, États‑Unis, montrent que l’activité physique régulière et une alimentation riche en fibres réduisent significativement les symptômes digestifs et la prise de poids abdominale après 50 ans. Nous jugeons ces leviers non médicamenteux incontournables, à la fois pour le confort pelvien et pour la santé globale.
Bouger régulièrement pour dégonfler et tonifier
Une pratique régulière de marche rapide, de yoga, de Pilates ou de natation contribue à :
- stimuler le transit intestinal,
- limiter la prise de poids abdominale,
- entretenir le tonus des muscles profonds et du plancher pelvien.
Des programmes spécifiques comme ceux proposés par l’application Emy, dispositif médical connecté pour la rééducation périnéale, secteur medtech, combinent exercices de renforcement du périnée et mouvements de gainage doux. Les kinésithérapeutes en pelvi‑périnéologie observent souvent, après quelques semaines de travail ciblé, une diminution nette de la sensation de lourdeur pelvienne et une meilleure perception corporelle.
Alimentation pro‑digestion et anti‑lourdeur
Une alimentation riche en fibres solubles et insolubles (légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses) réduit la constipation, limite les ballonnements et favorise une flore intestinale plus stable. Des marques de compléments comme MiYE, entreprise française spécialisée en santé hormonale féminine, recommandent en pré‑ et périménopause des aliments ciblés pour apaiser les douleurs du bas ventre :
- gingembre et curcuma pour leur action anti‑inflammatoire,
- graines de chia et lin pour leur richesse en fibres et oméga‑3,
- légumes verts et fruits riches en eau (concombre, pastèque) pour l’hydratation et le volume fécal.
Nous encourageons l’usage raisonné de probiotiques, soit via des aliments fermentés (yaourt, kéfir, choucroute crue), soit via des compléments validés cliniquement, pour rééquilibrer le microbiote intestinal, et parfois vaginal, ce qui peut réduire ballonnements et infections urinaires récidivantes.
Hydratation, rétention d’eau et plantes drainantes
Boire suffisamment, au moins 1,5 litre d’eau par jour chez une personne sans contre‑indication cardiaque ou rénale, aide à limiter la rétention d’eau et à fluidifier le transit. Contrairement à une idée répandue, la restriction hydrique accentue souvent le gonflement, surtout si l’alimentation est salée.
- Les infusions de queue de cerise, de pissenlit ou d’orthosiphon sont classiquement utilisées pour leur effet drainant.
- Nous recommandons de vérifier auprès d’un médecin ou d’un pharmacien en cas de traitement par diurétiques ou antihypertenseurs.
Gestion du stress, respiration et posture
Le stress chronique augmente le tonus des muscles profonds du bassin et du diaphragme, donnant cette sensation de ventre noué ?. Les consultations de médecine intégrative, comme celles proposées à l’Hôpital Européen Georges‑Pompidou, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, intègrent souvent :
- la respiration abdominale et la cohérence cardiaque,
- le yoga thérapeutique centré sur le bassin,
- un travail postural pour réduire la pression sur le périnée, surtout en station assise prolongée.
Nous constatons que quelques minutes quotidiennes de respiration consciente, combinées à des pauses debout et des étirements, peuvent réduire de façon tangible la tension ressentie dans le bas ventre.
Solutions médicales et traitements ciblés #
Lorsque la gêne persiste ou s’aggrave, il est pertinent de combiner ces mesures d’hygiène de vie à des traitements médicaux individualisés. Les recommandations émises par la Haute Autorité de Santé (HAS, France) et la North American Menopause Society (NAMS, États‑Unis) servent aujourd’hui de référence.
Première consultation : quels examens demander ?
Le premier interlocuteur reste souvent le médecin généraliste ou le gynécologue médical. Le bilan initial inclut :
- un interrogatoire détaillé (antécédents, type de douleur, facteurs déclenchants),
- un examen clinique, y compris examen pelvien,
- selon la situation, une échographie pelvienne par voie endovaginale.
Peuvent s’y ajouter :
- une analyse d’urine pour dépister une infection,
- un bilan sanguin (inflammation, fonction rénale, marqueurs hormonaux dans certains cas),
- une IRM pelvienne ou un scanner abdominal si une pathologie plus sérieuse est suspectée.
Traitement hormonal substitutif (THS) et œstrogènes locaux
Le traitement hormonal substitutif (THS) associe le plus souvent un œstrogène (estradiol transdermique ou oral) et un progestatif. Il est prescrit pour réduire :
- les bouffées de chaleur,
- les troubles du sommeil,
- certaines douleurs diffuses liées à la carence hormonale.
Les versions locales, comme les crèmes vaginales à l’estriol ou les ovules d’œstrogènes, ont un impact direct sur la sécheresse intime, les douleurs pelviennes superficielles et la fréquence des cystites postménopausiques, avec un passage sanguin très faible. Les recommandations de la NAMS en 2022 confirment leur excellent rapport bénéfice/risque chez la majorité des femmes sans cancer hormono‑dépendant.
Concernant le THS systémique, les études de cohorte comme la Women’s Health Initiative ont mis en évidence une augmentation modérée du risque de certains cancers (sein, endomètre) et d’événements thromboemboliques, surtout en cas d’initiation tardive ou de durée prolongée. Notre opinion est que le THS mérite d’être discuté au cas par cas, avec une évaluation précise du profil de risque et des bénéfices attendus.
Médicaments symptomatiques et prise en charge du périnée
Pour les douleurs ciblées, le médecin peut proposer :
- des antispasmodiques digestifs ou utérins,
- des antalgiques adaptés (paracétamol, AINS si non contre‑indiqués),
- des antibiotiques en cas d’infection urinaire ou gynécologique documentée.
La rééducation périnéale, prise en charge en France par l’Assurance Maladie, se réalise avec un kinésithérapeute ou une sage‑femme formée à la pelvi‑périnéologie. Les techniques mêlent :
- exercices de contraction‑relâchement du périnée,
- biofeedback (sonde avec retour visuel),
- éducation posturale et conseils pour protéger le plancher pelvien lors du port de charges.
Dans les prolapsus avancés, des dispositifs comme les pessaires vaginaux ou une chirurgie de suspension des organes pelviens (par un gynécologue‑obstétricien ou un urologue) sont envisagés. En France, plusieurs milliers d’interventions de ce type sont réalisées chaque année, avec un taux de satisfaction élevé rapporté par les registres nationaux.
Approches complémentaires encadrées
Certaines plantes, comme le trèfle rouge, la cimicifuga racemosa (actée à grappes noires) ou la sauge officinale, sont étudiées pour leurs effets sur les symptômes de la ménopause. Des laboratoires de phytothérapie comme Arkopharma, entreprise pharmaceutique française commercialisent des extraits standardisés. Nous restons prudents, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de cancer du sein hormono‑dépendant, où un avis oncologique s’impose avant toute automédication.
- L’acupuncture a montré dans plusieurs essais cliniques une réduction modérée des bouffées de chaleur et de l’anxiété.
- L’ostéopathie pelvienne et la sophrologie proposent un travail global sur la posture, la respiration et la perception de la douleur.
Notre position est favorable à ces approches complémentaires lorsqu’elles s’intègrent dans un parcours coordonné, avec des praticiens diplômés et un dialogue transparent avec le médecin traitant.
Vivre au quotidien avec une lourdeur au bas ventre : conseils pratiques et cas concrets #
Au‑delà des traitements, la façon dont nous organisons la journée, les postures adoptées et la vie intime jouent un rôle direct sur la perception des symptômes. Les retours d’expérience recueillis dans des programmes d’accompagnement en ligne, comme ceux de la plateforme Omum & MiYE, start-up française de santé féminine, illustrent bien ces ajustements du quotidien.
Adapter ses journées pour ménager son bas ventre
Certaines situations mécaniques augmentent la pression sur le bassin :
- station debout prolongée sans mouvement,
- port de charges lourdes sans gainage ni expiration adaptée,
- posture assise avachie, bassin en rétroversion.
Nous conseillons d’alterner les positions, de s’accorder quelques minutes en position allongée, jambes légèrement surélevées, pour décharger le plancher pelvien. Les ceintures de maintien abdominal peuvent aider pour des tâches ponctuelles, mais ne remplacent pas un travail de renforcement musculaire.
Mettre en place une routine ventre léger ?
Une journée type favorable au confort digestif et pelvien pourrait inclure :
- un grand verre d’eau tiède au lever,
- un petit‑déjeuner riche en fibres (flocons d’avoine, fruits, oléagineux),
- 20 à 30 minutes de marche active ou de vélo doux,
- des repas fractionnés, mastiqués lentement, évitant les graisses très cuites et les sucres rapides,
- une séance de respiration abdominale ou de cohérence cardiaque en soirée.
Les gastro‑entérologues de centres comme la Clinique Rhéna à Strasbourg observent que la simple régularité des horaires de repas et la réduction des repas très copieux le soir diminuent nettement les ballonnements nocturnes et la douleur abdominale au coucher.
Préserver sa vie intime malgré la sécheresse et la douleur
La combinaison de sécheresse vaginale et de lourdeur pelvienne impacte souvent la sexualité. Les sexologues de structures comme le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse insistent sur l’intérêt :
- des lubrifiants à base d’eau ou de silicone, sans parfum ni glycérine,
- des gels hydratants vaginaux à utiliser en cure régulière,
- du dialogue avec le ou la partenaire pour adapter le rythme, les positions, la durée des rapports.
Nous encourageons à consulter un professionnel de santé sexuelle (gynécologue formé, sexologue, sage‑femme) lorsque les douleurs persistantes altèrent la vie de couple. Une prise en charge adaptée permet très souvent de restaurer une sexualité satisfaisante, même après 60 ans.
Témoignages‑types pour mieux se projeter
Sans divulguer de données personnelles, nous rencontrons régulièrement des profils comme :
- Femme de 52 ans, sportive, résidant à Lyon : sensation de descente en fin de journée, gênée en course à pied. Le bilan montre un prolapsus débutant. Après 15 séances de rééducation périnéale et adaptation de l’entraînement, la lourdeur a nettement reculé.
- Femme de 57 ans, employée de bureau à Lille : ventre gonflé permanent, constipation, douleurs diffuses. Une prise en charge nutritionnelle avec une diététicienne, ajout de fibres et de probiotiques, associée à la marche quotidienne, a réduit les symptômes en quelques mois.
- Femme de 60 ans, retraitée à Marseille : cystites à répétition depuis la ménopause, douleurs bas ventre et brûlures. L’introduction d’œstrogènes locaux vaginaux, supervisée par une urologue, a fait chuter le nombre d’épisodes infectieux de 6 par an à 1 seul épisode l’année suivante.
Signaux d’alerte : quand consulter en urgence ou sans attendre ? #
Nous distinguons les situations nécessitant une consultation rapide en urgence de celles relevant d’un bilan programmé auprès d’un spécialiste. Les messages de vigilance des organismes comme la Haute Autorité de Santé et l’
đź”§ Ressources Pratiques et Outils #
📍 Centres de Spécialisation à Paris
Centre des douleurs pĂ©rinĂ©ales chroniques – Paris 14 & 11
Spécialisation : douleurs pelviennes et périnéales chroniques
Adresse : Paris 75014 et Paris 75011
Site : douleursperinealeschroniques.fr
Professionnels : Dr Mansour Khalfallah (neurochirurgien), kinésithérapeute, psychologues, sophrologue, ostéopathe, micronutrition.
Contact : via le site (formulaire / coordonnées listées sur le site)
🛠️ Outils et Dispositifs
HERAPREG – Pelvinity : sur‑culotte de contention pour pesanteurs pelviennes et vulvaires, prolapsus, syndrome de congestion pelvienne.
Dispositif médical CE, conçu et fabriqué en France. Disponible en 6 tailles.
Site : herapreg.com
👥 Communauté et Experts
Réseau Douleur Paris : prise en charge pluridisciplinaire des douleurs chroniques et pelvi‑périnéales.
Site : reseau-douleur-paris.fr
Anne‑Catherine Schroeter : praticienne spécialisée en endométriose et douleurs bas du ventre, consultation à 90 €.
Site : medoucine.com
Des ressources spécialisées à Paris pour la prise en charge des douleurs pelviennes et des symptômes liés à la ménopause sont disponibles. Des consultations médicales, des dispositifs de soutien et des experts sont à votre disposition pour un accompagnement personnalisé.
Plan de l'article
- Lourdeur au bas ventre et ménopause : comprendre ce symptôme fréquent pour mieux agir
- Comprendre la ménopause et pourquoi le bas ventre est si souvent concerné
- Les principales causes de lourdeur au bas ventre à la ménopause
- Comment différencier les types de douleurs et sensations au bas ventre ?
- Hygiène de vie et approches naturelles pour soulager la lourdeur au bas ventre
- Solutions médicales et traitements ciblés
- Vivre au quotidien avec une lourdeur au bas ventre : conseils pratiques et cas concrets
- Signaux d’alerte : quand consulter en urgence ou sans attendre ?
- đź”§ Ressources Pratiques et Outils